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dimanche 22 février 2009

Satan: l'habit... euh... ne fait pas le moine.







L’autre soir à minuit mon copain Lucifer
m’a dis: " cher ami veux tu v’nir... en enfer
visiter gentiment le royaume du feu
j’t’ amène avec moi... si tu veux"  
et comme je m’ennuyais cette nuit
tout seul dans mon lit moi j’ lui ai dit:
"ben pourquoi pas tiens allons y!"
et bras dessus bras dessous on est partit
aussitôt nous fûmes transporté par un nuage de fumée
à l’empire des damnés juste à la porte de l’ éternité...

Là j’ai vu à mon grand étonnement
que les flammes du royaume de Satan
n’étaient pas mais pas mais pas du tout
ce qu’on en dit sur terre chez nous:
dans des jardins et dans des rues
il y avait des filles nues
les plus jolies que j'ai jamais vu
j' s' rais bien resté moi si j'avait pu.
Dans les fontaines il y avait
du whisky et du vin qui coulait
pour tous les goût ça y en avait
c’était bien trop beau pour être vrai...

Alors je me suis retourné vers Satan
afin de lui conter mon étonnement,
il m'a regardé en riant aux éclat:
"regarde donc un peu
derrière toi..."

alors je me suis retourné
et c'est là que j'ai constaté
que je n'avais pas remarqué
l'autre face de l'éternité
derrière des grilles il y avait
des millions d'hommes qui se pressaient
pour ces trésors dont jamais
non jamais ils ne profiteraient.

Là j'ai compris que le feu n'était rien
à côté de ce supplice sans fin.

Satan m'a dit "si tu veux reste là ...."
moi j’ lui ai dis " j 'préfère rentrer chez moi "
moi j’ lui ai dis " j 'préfère rentrer chez moi "
moi j’ lui ai dis lui ai dit... "non merci,
préfère rentrer chez moi,
j’ préfère rentrer chez moi,
j' préfère rentrer ...à la maison... "

"Satan m'a dit..."par Jean-Claude Pascal
(texte de?)

samedi 14 février 2009

Pupilles de la nation ( Miss février)




Rétines et pupilles,
Les garçons ont les yeux qui brillent
Pour un jeu de dupes :
Voir sous les jupes des filles,
Et la vie toute entière,
Absorbés par cette affaire,
Par ce jeu de dupes :
Voir sous les jupes des filles.

Elles, très fières,
Sur leurs escabeaux en l'air,
Regard méprisant et laissant le vent tout faire,
Elles, dans l'suave,
La faiblesse des hommes, elles savent
Que la seule chose qui tourne sur terre,
C'est leurs robes légères.

Alain Souchon
" Sous Les Jupes Des Filles "
(extrait)


mardi 20 janvier 2009

Et le désir s 'accroît quand les fées se rapprochent...





Que jamais l'art abstrait, qui sévit maintenant
N'enlève à vos attraits ce volume étonnant
Au temps où les faux culs sont la majorité
Gloire à celui qui dit toute la vérité

Votre dos perd son nom avec si bonne grâce
Qu'on ne peut s'empêcher de lui donner raison
Que ne suis-je, madame, un poète de race
Pour dire à sa louange un immortel blason...

Georges Brassens Venus callipyge (extrait)

dimanche 9 novembre 2008

Entrée en matière (Miss novembre)





La très chère était nue et connaissant mon cœur
Elle n'avait gardé que ses bijoux sonores
Dont le riche attirail lui donnait l'air vainqueur
Qu'ont dans leurs jours heureux les esclaves des Mores*

Quand il jette en dansant son bruit vif et moqueur
Ce monde rayonnant de métal et de pierre
Me ravit en extase et j'aime à la fureur
Les choses où le son se mêle à la lumière

Elle était donc couchée et se laissait aimer
Et du haut du divan elle souriait d'aise
À mon amour profond et doux comme la mer
Qui vers elle montait comme vers sa falaise

Les yeux fixés sur moi comme un tigre dompté
D'un air vague et rêveur elle essayait des poses
Et la candeur unie à la lubricité
Donnait un charme neuf à ses métamorphoses

Et son bras et sa jambe, et sa cuisse et ses reins
Polis comme de l'huile, onduleux comme un cygne
Passaient devant mes yeux clairvoyants et sereins
Et son ventre et ses seins, ces grappes de ma vigne

S'avançaient, plus câlins que les Anges du mal
Pour troubler le repos où mon âme était mise
Et pour la déranger du rocher de cristal
Où, calme et solitaire, elle s'était assise

Je croyais voir unis par un nouveau dessin
Les hanches de l'Antiope au buste d'un imberbe
Tant sa taille faisait ressortir son bassin
Sur ce teint fauve et brun le fard était superbe !

Et la lampe s'étant résignée à mourir
Comme le foyer seul illuminait la chambre
Chaque fois qu'il poussait un flamboyant soupir
Il inondait de sang cette peau couleur d'ambre !

Les bijoux Charles Beaudelaire
interprété par Yves Montand